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Les précautions sont prises, chacun sait ce qu'il a à faire, il ne reste plus qu'à exécuter le plan... mais quel plan au juste ?

La résolution de Crichton et ses compagnons n'a pas faibli et les voilà à bord du vaisseau de Scorpius.

Première partie du marché : donner à chacun ce qui lui tient à coeur en commençant par des sauf-conduits.D'Argo estdébarassé de ses anneaux de prisonnier et apprend où se trouve son beau-frère Macton, Rygel découvre la disgrâce de son cousin sur Hynéria et se voit à la tête de son peuple retrouvé,... Chacun prévoit déjà de rentrer chez lui, mener une vie normale sans être obligé de fuir. Tellement simple !

Seconde partie du marché négociée par la force des choses : le désarmement de Talyn et sa reconfiguration. Crais tient à s'entourer des meilleurs techniciens. On ne sait pas trop ce qu'il a en tête mais il semble regretter l'époque où il était pacificateur. Il en profite même pour renouer une romance. Surprenant !

Troisième volet : la coopération de Crichton avec l'équipe scientifique travaillant sur les vortex. C'est là que le bât blesse. Face aux révélations de Scorpius, Crichton n'arrive pas à se décider sur la conduite à tenir : l'aider contre les scarrans ou tout faire sauter. Prise de tête !

Scorpius, qui n'en finit pas de nous faire douter de tout ce qu'on croit savoir sur lui, se charge de lui faire comprendre qu'il n'a pas vraiment le choix : il doit coopérer s'il ne veut pas voir détruire son monde. Avec ou sans vortex, la Terre est à la portée des pacificateurs.

Sur le vaisseau-commandeur, les confrontations vont bon train :

  • Crais face à Braca, son ancien subalterne, et face à l'équipage autrefois sous ses ordres : tous lui font bien sentir qu'il n'est pas vraiment le bienvenu à bord. Seule une maîtresse venue d'on ne sait où prétend lui avoir pardonné. C'est un piège évidemment.

  • Scorpius face à Grayza et vice-versa, chacun persuadé de son autorité sur l'autre, de son pouvoir, de sa légitimité

  • Aeryn face à une ancienne amie très proche qui, après l'avoir accueillie de manière bien peu amicale, montrera un peu plus tard que les pacificateurs sont capables de plus de sentiments qu'ils ne veulent en montrer

  • D'Argo face au racisme des pacificateurs envers les luxans. On n'apprendra pas grand chose de l'histoire.

  • Crichton face à Scorpius qui fait monter la pression, face à Grayza dont il ne se méfie pas encore mais qui va chercher à se débarasser de lui, face à la menace scarrane plus que jamais présente du fait-même des plans de Grayza, face à Aeryn à qui il confie son dilemne, face à Co-Kura et au défi que représente pour lui, scientifique, la technologie des vortex.

Evidemment, les rebondissements ne manquent pas pour rythmer l'épisode et bien nous montrer les tensions engendrées par ce jeu du chat et de la souris. Les pacificateurs ne sont pas des enfants de coeur ; ils ont pour mission de maintenir l'ordre et ne se soucient pas vraiment des moyens pour y parvenir. On sent bien qu'un processus de guerre imminente est engagé, que chacun rejoint son camp pour fourbir ses armes, que les "nationalismes" s'exacerbent... que nos héros se trouvent pris en plein milieu, que John, anti-héros, a entre ses mains le sort d'une galaxie... mais qui est-il pour décider ?

Grayza est une nouvelle menace. Elle semble jouir d'un grand pouvoir au sein de la hiérarchie et on pressent que Scorpius ne pourra pas s'opposer à elle bien longtemps. Il réussit de justesse à l'expulser de son vaisseau et à faire libérer Moya mais il est clair qu'il peut se préparer aux représailles. Il est donc plus motivé que jamais à faire aboutir les recherches.

Tout le monde est monté à bord dans l'espoir de retrouver sa vie interrompue. Tous sauf deux : Aeryn dont le discours indique clairement qu'elle ne croit plus aux pacificateurs, à leur mission et Crais qui a goûté à la liberté et n'a pas envie de se conformer aux standards pacificateurs. Oui, pour tous les deux, il n'est pas question de rentrer chez soi car ce chez soi n'existe plus... ou pas encore.

La seconde partie du titre original est Lambs to the slaughter qu'on peut traduire par les agneaux à l'abattoir, à l'image de John et ses compagnons innocemment piégés sur le vaisseau de Scorpius.